La chirurgie parodontale n’est généralement pas la première étape du traitement d’une parodontite. Elle est envisagée après le contrôle de l’inflammation, l’amélioration de l’hygiène bucco-dentaire et l’instrumentation sous-gingivale, lorsque la réévaluation montre que certaines zones restent difficiles à stabiliser. Selon les recommandations de la Fédération européenne de parodontologie, des poches résiduelles profondes peuvent notamment justifier une chirurgie d’accès, tandis que certains défauts osseux peuvent bénéficier d’une approche régénératrice.
L’objectif n’est pas simplement de « retirer de la gencive ». Selon la situation, l’intervention peut permettre d’accéder aux surfaces radiculaires difficiles à nettoyer, de réduire certaines poches parodontales, de remodeler les tissus ou de favoriser la régénération de structures détruites par la maladie.
Une chirurgie n’est toutefois indiquée qu’après un bilan individualisé. La profondeur des poches ne suffit pas, à elle seule, à déterminer le traitement : le niveau d’attache, la forme du défaut osseux, l’atteinte éventuelle des furcations, la mobilité dentaire, l’hygiène et les facteurs de risque doivent également être pris en compte. Une hygiène bucco-dentaire suffisamment maîtrisée constitue notamment un préalable important avant une intervention parodontale.